Découverte d’un anticorps monoclonal très puissant contre le COVID 19 par des chercheurs de Lausanne

Découverte d’un anticorps monoclonal très puissant contre le COVID 19 par des chercheurs de Lausanne


Partager cet article

Une équipe de chercheurs du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois et de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne a découvert un anticorps monoclonal capable de neutraliser le coronavirus et d'empêcher sa prolifération dans le corps. Ils annoncent le démarrage des essais cliniques de ce nouveau traitement, qui constitue une étape marquante dans la lutte contre la Covid-19, pour la fin 2022.  C'est-à-dire trois ans après l'apparition de la maladie.  C'est non seulement la réputation - intacte - de ces deux établissements qui inspire confiance mais aussi le respect du temps nécessaire à la recherche.  Il fut un temps où la médecine, la recherche scientifique et... la politique étaient intègres, indemnes de toute pression industrielle ou corruption par les technocraties internationales et où, face au Coronavirus, on aurait vu des médicaments dédiés, comme celui présenté par les deux institutions suisses, et, peut-être, des vaccins suffisamment travaillés, succéder naturellement à des thérapies d'urgence pragmatiques (comme l'hydroxychloroquine ou l'ivermectine).  Mais cela aurait voulu dire mettre en place des politiques sanitaires totalement différentes.

A propos de l’anticorps neutralisant de CHUV et d’EPFL

On s’aperçoit de jour en jour, que la vaccination n’est pas la panacée. Après la société pharmaceutique Eli Lilly avec son traitement à base d’anticorps monoclonaux, et la pilule controversée de Merck , voici l’«anticorps monoclonal très puissant ciblant la protéine Spike du SARS-COV-2».

L’équipe du Service d’immunologie et d’allergologie du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois dirigée par le Pr Giuseppe Pantala et le Dr Craig Fenwick ainsi que celle du Laboratoire de virologie et de génétique de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, menée par le Pr Dirier Trono et la Dr Priscilla Turelli ont décidé d’unir leurs forces pour découvrir des traitements contre le SARS-Cov2

Dans un communiqué, les chercheurs ont affirmé avoir trouvé un anticorps monoclonal capable de neutraliser le coronavirus, y compris les différents variants. Il peut bloquer « la liaison de la protéine virale Spike aux cellules exprimant les récepteurs ACE2, qui sont la cible du virus pour entrer et infecter les cellules du poumon ».

A moyen terme, cet anticorps découvert par le travail commeun effectué au CHUV et à  l’EPFL est capable de neutraliser le coronavirus, d’empêcher la réplication virale et d’aider le système immunitaire à éliminer l’agent pathogène selon une approche classique, qui arrête le cycle de réplication virale. Autrement dit, il peut devenir une arme efficace pour éviter l’apparition des formes de graves de la Covid-19.

Le respect du rythme de développement d'un traitement

Cet anticorps développé par le CHUV et l’EPFL auraitn selon les chercheurs, des effets protecteurs sur une durée de 4 à 6 mois – et pourrait donc avantageusement remplacer les vaccins actuellement à disposition. Les experts estiment donc qu’il pourrait constituer une solution préventive intéressante. L’injection de cet anticorps serait surtout bénéfique pour personnes vulnérables vaccinées et non-vaccinées. C’est le cas des individus immunodéprimés, des personnes atteintes de cancer et celles qui ont subi une transplantation d’organe.

Selon les chercheurs du CHYV et d’EPFL, une injection de l’anticorps 2 à 3 fois par an chez les personnes à risque pourrait procurer une protection optimale.

Le CHUV et l’EPFL discutent de la production de cet anticorps avec une start-up. Les essais cliniques devront débuter vers la fin de l’année 2022. La confiance que l’on peut éprouver vient de ce que le temps de recherche et le calendrier proposés correspondent au rythme naturel de développement d’un traitement contre une maladie nouvelle. Imaginons un monde où les gouvernements aient rapidement fait la vérité sur le virus SARS-Cov2: un virus respiratoire à risque pour les personnes âgées ou atteintes de certaines pathologies qui les rendent vulnérables; où l’on aurait laissé les médecins élaborer pramatiquement les parades immédiates que sont des médicaments réaffectés, tels l’hydroxychloroquine et l’ivermectine; et où, progressivement, on aurait vu émerger des traitements dédiés tel l’anticorps du CHUV et de l’EPFL et – peut-être après cinq ou dix ans – des vaccins.  Un monde sans corruption à grande échelle des décideurs par l’industrie pharmaceutique et sans interférence permanente de la politique dans l’exercice de la médecine. Un monde qui n’existe plus, une utopie !


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Qui est Bally Bagayoko, candidat LFI élu au premier tour à Saint-Denis, par Elise Rochefort

Grâce à une intense campagne de dénigrement sur le mode de l'antisémitisme, LFI a réalisé une percée significative dans les villes de plus de 100.000 habitants. Bally Bagayoko, élu au premier tour dans la ville des rois, Saint-Denis, face au maire sortant, en est une figure emblématique. Bally Bagayoko est une figure centrale de La France Insoumise en Seine-Saint-Denis, dont le parcours et la stratégie expliquent la victoire historique dès le premier tour à Saint-Denis. Parcours et profil pol


Rédaction

Rédaction

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

On les disait battus d'avance, pour fait d'antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d'immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite et la caste méprisent ostensiblement. Jusqu'où iront-ils ? (première chronique de la lucidité mélancolique que je rédige sur le Courrier) Rochebin : « Saint Denis c’est la ville des rois » Bagayoko : « des noirs la ville des noirs »pic.


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent... 🇫🇷📺 La dynastie Duhamel est présente sur quasiment tous les plateaux des chaînes d’infos en continu ce soir : - Le fils, Benjamin Duhamel, sur France 2 - Le père, Patrice Duhamel, sur LCI - La mère, Nathalie Saint-Cricq,


CDS

CDS

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

De Guaino à Zemmour: comment Sarah Knafo s’est imposée dans une droite en crise

Avant de devenir l’une des architectes de la campagne présidentielle d’Éric Zemmour en 2022, Sarah Knafo avait déjà attiré l’attention d’un poids lourd de la droite française : Henri Guaino. Ce passage peu connu éclaire les réseaux intellectuels et politiques dans lesquels s’est forgée l’une des stratèges de la nouvelle droite française. Jeune diplômée de Sciences Po, Sarah Knafo a vite grimpé les échelons. A seulement 32 ans, elle fait partie des plus grandes figures de l’extrême droite en Fra


Rédaction

Rédaction