COVID : Macron a-t-il vraiment tort de craindre une insurrection ?

COVID : Macron a-t-il vraiment tort de craindre une insurrection ?


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Le Président Macron (nous l'avons évoqué plusieurs fois ces dernières semaines) craint une insurrection dans son vieux pays épuisé par la crise sanitaire et par l'incompétence de sa bureaucratie. De fait, la lassitude est générale face à des privations mal comprises. Cela se sent dans les rues, notamment à Marseille... mais au sein même de son gouvernement. L'ambiance dans le pays est mauvaise, et les Français ont désormais besoin de légèreté, de soleil et de bonheur.

L’insurrection est-elle proche contre une bureaucratie absurde et des restrictions grandissantes aux libertés, qui exaspèrent le pays et rendent la vie quotidienne singulièrement fastidieuse ? Nous évoquons régulièrement cette crainte qui agite un Président marqué par la crise des Gilets Jaunes, et qui le conduit à éviter le confinement.

De fait, la lassitude est générale, et les signaux de désobéissance civile se multiplient.

Macron ne cache pas ses craintes

Les Français en ont ras-le-bol de la privation de liberté. Emmanuel Macron le sent bien. Il ne s’en est pas caché lors du dernier conseil de défense, mercredi.

Les Français sont à cran, nous avons un devoir de vigilance et de responsabilité.

On sent que le traumatisme des Gilets Jaunes est bien présent chez ce jeune Président qui s’était trouvé en très mauvaise posture un soir, au Puy-en-Velay. Et la crainte de voir le pays à nouveau s’embraser est bien là.

La peur domine à ce point le Président qu’il avait interdit à Jean Castex de prononcer le mot de « confinement » lors de son point presse.

Même au gouvernement, le ras-le-bol se montre

Pour comble de malheur, la lassitude se lit dans les propres rangs du gouvernement, secoué ce week-end par le couac des attestations bureaucratiques publiées, semble-t-il, sans la moindre validation ministérielle (ce qui a obligé le gouvernement à les supprimer purement et simplement).

On a par exemple appris que Roselyne Bachelot avait présenté de premiers symptômes respiratoires, après être passée à l’Opéra Bastille pour assister à une première « informelle » de Faust. La ministre aurait posé pour une photo de famille avec la troupe au mépris le plus complet des gestes-barrières. Si les ministres se rendent désormais à l’opéra et échangent leurs virus avec les acteurs, comment ne pas craindre l’indocilité des Français ?

Carnaval à Marseille

Mais, de la rue elle-même, on voit poindre les signaux inquiétants sur la désobéissance désormais ouverte vis-à-vis des règles officielles. À Marseille, 6.500 personnes ont participé à un défilé non-déclaré, sans masque,  pour réclamer la liberté de sortir. La 21è édition du Carnaval de la Plaine a tourné à la manifestation anti-confinement…

Ces signaux montrent bien que le pays est désormais à peu près au bout des privations qu’il est prêt à endurer pour faire face à la pandémie.


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