L'humeur de Veerle Daens : quand la France brade ses usines à la Chine
Veerle Daens revient sur ce paradoxe des rachats d'usines en France par la Chine, signalé à juste titre par Libération. L’arrogance managériale des années 2000 nous avait promis un avenir radieux : l’Occident post-industriel allait conserver la « matière grise » – les concepts, le marketing, la finance – et déléguer la basse besogne physique, celle qui salit les mains, à une Chine sagement confinée dans son rôle d’atelier du monde. Vingt ans plus tard, le réveil est un naufrage. Non seuleme
Éric Verhaeghe