Alors que les fumées de l’opération « Epic Fury » s'élèvent encore sur les décombres de Téhéran, une question hante désormais les chancelleries : l'Amérique de Donald Trump est-elle sur le point de commettre l'irréparable en lançant ses légions sur le plateau iranien?

Après les frappes chirurgicales et l'élimination spectaculaire d'Ali Khamenei le 28 février dernier, le conflit semble glisser inexorablement de l'azur vers la poussière du sol. Mais derrière la rhétorique de la « victoire totale », la réalité mathématique et géographique dresse un mur bien plus haut que les montagnes du Zagros.

Les bruits de bottes : une logistique qui ne ment pas
En diplomatie, les mots peuvent masquer l'intention ; en logistique, c'est impossible. Le déploiement actuel est la plus grande concentration de puissance américaine dans la région depuis 2003. Les signes d'une transition terrestre sont désormais flagrants. Le 24 mars, l'ordre est tombé : des éléments de la prestigieuse 82e Division Aéroportée, fer de lance de la force de réaction immédiate, font route vers le Moyen-Orient. Leur mission? Probablement la saisie d'infrastructures critiques, une spécialité de ces parachutistes capables d'être projetés en 18 heures.

