Les khmers Verts ne veulent pas voir les Gilets Jaunes

À l’université d’été des Verts, on ne plaisante avec les Gilets Jaunes ni avec tous ceux qui sont soupçonnés de complaisance à leur endroit. Le syndicaliste policier Christophe Crépin vient d’en faire l’amère expérience. Invité à intervenir sur la question des violences policières devant les militants du mouvement, la présidente de séance, la sénatrice Esther Benbassa, a dû l’exfiltrer de sa table ronde devant l’intolérance de la salle.

L’anecdote est rapportée par Capital. Christophe Crépin, ancien délégué de l’UNSA-Police, qui a fait sécession au vu de la collusion politique entre les syndicats policiers officiels et le gouvernement, et qui a créé « France Police – Policiers en colère », a été évincé de la table ronde à laquelle il devait participer à l’université d’été des Verts. Invité par la présidente de la table ronde, la sénatrice EELV Esther Benbassa, Crépin préside un mouvement qui a beaucoup affiché sa sympathie pour les Gilets Jaunes. À ce titre, il a évidemment nourri de nombreux fantasmes, dans les milieux bobos, sur une imaginaire proximité avec les chemises brunes. Le matin de la table ronde, Esther Benbassa a donc dû le décommander et lui demander d’assister au débat depuis la salle. 

Capital fait remarquer qu’Esther Benbassa ne pouvait méconnaître les « aspérités » de cet invité lorsqu’elle l’a invité. On se demande bien quel secret peut unir ces deux personnalités si différentes, et quelle recherche de perfection a pu pousser l’une à inviter l’autre, malgré leur éloignement apparent. 

Reste qu’une fois de plus, les Verts, tant férus de leçons de morale sur le Vivre-Ensemble et la diversité, ont donné un exemple de plus de leur réticence à inviter à leur table des gens qui ne leur ressemblent pas et qui ne pensent pas comme eux. 

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