Von der Leyen annonce le Great Reset, la guerre totale contre la Russie et la récession économique.

Von der Leyen annonce le Great Reset, la guerre totale contre la Russie et la récession économique.


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Ursula von der Leyen prononçait hier son "discours sur l'état de l'Union" devant le Parlement européen. Petit frère du discours tenu aux USA par le Président devant le Congrès, ce moment oratoire a confirmé ce que nous savions déjà : la présidente de la Commission est la fidèle et zélée bureaucrate chargée de mener le Great Reset, dans une parfaite subordination aux USA et en menant une guerre désormais totale contre la Russie. Elle a par ailleurs annoncé une récession, tout en expliquant que l'Europe était au mieux de sa forme.

Tous ceux qui veulent lire le discours d’Ursula Von der Leyen (en anglais, français et allemand selon les passages) peuvent se rendre sur le site de la Commission Européenne. Si vous n’avez pas trop de temps à perdre, je vous propose une analyse de son contenu, jugé par Politico très axé sur la communication et vide de véritables mesures concrètes pour régler les problèmes énumérés par la présidente de la Commission.

La guerre totale avec la Russie est déclarée

L’ouverture du discours d’UVDL a tout de suite donné le ton :

Never before has this Parliament debated the State of our Union with war raging on European soil.

(Jamais jusqu’ici ce Parlement n’avait débattu de l’état de notre Union avec une guerre qui faisait rage sur son sol).

La guerre, donc, la guerre partout. Plus loin, dans son discours, Ursula aura d’autres mots édifiants :

This is not only a war unleashed by Russia against Ukraine.

This is a war on our energy, a war on our economy, a war on our values and a war on our future.

This is about autocracy against democracy.

And I stand here with the conviction that with courage and solidarity, Putin will fail and Europe will prevail.

(Ce n’est pas seulement une guerre déclenchée par la Russie contre l’Ukraine.

C’est une guerre contre notre énergie, une guerre contre notre économie, une guerre contre nos valeurs et une guerre contre notre avenir.

Il s’agit de l’autocratie contre la démocratie.

Et je me tiens ici avec la conviction qu’avec courage et solidarité, Poutine échouera et l’Europe l’emportera.)

On retiendra la liste des cibles que la Russie vise en nous déclarant la guerre : notre énergie, notre économie, nos valeurs, notre futur, la démocratie, et bien d’autres encore, si nous le pouvions.

On remarquera, à ce stade, qu’Ursula a totalement occulté l’intervention américaine dans cette guerre et, à l’en croire, nous l’emporterons seuls. Très précisément, l’Europe l’emportera seule. On ne pouvait mieux illustrer le manque total de crédibilité de ce discours dont l’objectif n’est pas de faire une présentation sincère et loyale de la situation, mais seulement de délivrer un message caractéristique d’une propagande grossière.

Ce que n’a pas dit Ursula Von der Leyen

Si le propos d’Ursula von der Leyen avait été de préparer réellement la guerre totale contre la Russie, elle aurait clairement expliqué quelle vision militaire elle développe. Or, non seulement l’Europe de la Défense n’a pas été évoquée une seule fois, mais elle a bien pris garde à ne pas plus citer l’OTAN, ni le soutien qu’elle lui accorde.

Voilà donc une responsable politique qui annonce la guerre avec un voisin, qui loue la « solidarité européenne » face à l’ennemi, mais qui n’a pas un mot sur la préparation militaire de cette guerre.

C’est tout juste si elle rappelle les sommes consacrées par l’Union au soutien de l’Ukraine.

On comprend ici que la guerre dont Ursula Von der Leyen parle est une guerre d’images, de communication, de canapés, et que la présidente de la Commission n’a même pas pris la mesure des propos qu’elle a tenus. Pur UVDL, la guerre a tout du jeu vidéo.

UVDL annonce notre obéissance aux USA

Dans ces silences si troublants qu’ils en deviennent parlants, on comprend peu à peu que la présidente de la Commission n’est pas là pour incarner un projet européen, mais seulement pour administrer ce que l’on a, à une époque, appelé l’AMGOT, le Gouvernement américain en Europe.

Et ce qui n’est pas dit aujourd’hui, c’est que la guerre en Ukraine est le prétexte rêvé pour imposer celui-ci derrière le paravent d’institutions européennes désormais dépourvues de toute forme d’autonomie.

Ainsi, UDVL proclame :

We have diversified away from Russia to reliable suppliers. US, Norway, Algeria and others.

(Nous avons remplacé la Russie par des fournisseurs fiables. USA, Norvège, Algérie et autres).

Tout le monde a surtout compris, comme nous l’avons déjà expliqué, que la guerre en Ukraine est l’occasion, pour les USA, de devenir le premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié. Mais nos autorités se gardent bien de souligner ce point précis.

Accessoirement, UDVL a survolé la réforme du marché de l’énergie en Europe, qui indexait le prix de l’électricité sur le prix du gaz.

UDVL annonce le Great Reset

Nous avons déjà rappelé que, lors du conseil de ministres de rentrée, Emmanuel Macron avait repris la sémantique du Great Reset pour annoncer des privations dans le domaine de l’énergie. Ursula von der Leyen ne s’est guère démarquée de lui, en prônant une transition énergétique :

This is why we are putting forward measures for Member States to reduce their overall electricity consumption.

(C’est pourquoi nous envisageons des mesures pour que les Etats membres réduisent leur consommation globale d’électricité).

Jusqu’ici, nous avions compris que la vocation de l’Union Européenne était de nous apporter l’abondance et non la pénurie. Notre politique russophobe vient de retourner les « termes du contrat » : nous abandonnons progressivement notre souveraineté pour vivre moins bien plutôt que mieux.

Comme nous l’avons expliqué à plusieurs reprises l’idée d’utiliser les crises (celle du COVID, puis celle de l’Ukraine) pour accélérer la « transition énergétique », est le coeur même du Great Reset de Schwab. Celui-ci a chiffré les gains attendus à au moins 10.000 milliards $ d’ici à 2030 grâce à cette politique.

UDVL annonce aussi la récession

Autre phrase forte que l’on retiendra du discours d’UDVL :

We were in the deepest recession since World War 2.
We achieved the fastest recovery since the post-war boom.

(Nous étions dans la plus profonde récession depuis le Deuxième Guerre Mondiale. Nous sommes sur la voie de la remontée la plus rapide depuis le boom d’après-guerre).

Sur ce point, UDVL ne donne guère d’indications précises, et prend bien soin de ne pas s’étaler sur le sujet. Mais enfin, l’inflation (mot cité une seule fois dans le discours), la guerre en Ukraine, l’instabilité internationale compromettent-ils ou non ce « recovery » ?

UDVL n’en dira pas plus. Ce silence est là aussi très évocateur. Tout se passe comme si nous avions face à nous une marionnette chargée de « communiquer des éléments de langage », d’amuser la galerie, pendant que les solutions ou les décisions sont pensées, débattues et prises ailleurs.

Retenons en tout cas que, quelques jours après une remontée historique des taux de la BCE, la présidente de la Commission n’a aucune vision sur la situation économique réelle de l’Union ni sur les dangers qui la guettent.

Une inquiétante auto-congratulation

Face à ces menaces systémiques qui interrogent l’Union sur son sens lui-même, Ursula von der Leyen a fait preuve d’une très inquiétante cécité.

This is Europe at its best.

A Union of determination and solidarity.

(L’Europe est à son sommet. Une Union de détermination et de solidarité).

On ne pouvait mieux dire. Et les semaines qui viennent devraient illustrer à la perfection la légendaire solidarité de l’Union face aux épreuves.

D’ici là, on rappellera qu’UDVL n’a toujours pas accédé à la demande officielle de communication de ses SMS échangés avec Pfizer. De façon surprenante, elle a néanmoins annoncé des actions contre la corruption dans l’UE. Une réponse subliminale à la question, peut-être.


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