Tesla au cœur des tensions politiques : entre soutien et vandalisme

Tesla au cœur des tensions politiques : entre soutien et vandalisme


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Elon Musk, PDG de Tesla, SpaceX et propriétaire de X (ex-Twitter), occupe une place centrale dans l’actualité économique et politique américaine. Proche conseiller de Donald Trump, il bénéficie du soutien de l’administration, mais ses entreprises sont devenues la cible de vandalisme croissant. Alors que Tesla a connu un rebond boursier après l’élection de Trump, ses actions ont depuis reperdu leurs gains, et certains modèles, comme le Cybertruck, voient leur valeur s’effriter. Dans ce contexte, Elon Musk a réagi vivement sur son réseau social X, dénonçant des actes de violence « insensés et profondément inacceptables », tout en accusant certaines organisations progressistes de financer ces attaques. En parlant d’opération d’influence, entre désinformation ciblée, angles biaisés et amalgames politiques, certains médias hexagonaux ont transformé le PDG de Tesla en repoussoir absolu.

Elon Musk, PDG de Tesla, X et SpaceX, continue de jouer un rôle influent dans le paysage politique américain. Son soutien à Donald Trump, ancien président et candidat à la réélection, alimente les débats et place Tesla au centre d’une controverse croissante. Après une hausse fulgurante des actions de Tesla dans les semaines suivant l’élection de Trump, la valeur boursière du constructeur a fini par chuter, effaçant ces gains. L’administration Trump a pourtant tenté de donner un coup de pouce à l’entreprise en mettant en avant ses véhicules électriques, notamment en transformant la Maison-Blanche en salle d’exposition pour promouvoir la Model S.

Vandalisme et stigmatisation des propriétaires de Tesla

D’après un bulletin confidentiel du Département de la Justice et de la Sécurité intérieure, daté du 21 mars et consulté par The New York Times, les attaques contre Tesla – incendies, graffitis, vitres brisées – seraient le fait d’individus isolés agissant de nuit, compliquant leur identification.

Les analystes estiment que ces actions, bien que « rancunières », ne visaient pas à blesser des personnes. Cependant, ils alertent sur les risques de dérapages : « Ces tactiques peuvent causer des lésions accidentelles ou intentionnelles », notamment pour les passants ou les secours.Tesla fait face à une vague de vandalisme ciblant ses véhicules, notamment avec des incendies de voitures signalés à Las Vegas. Elon Musk a réagi vivement sur son réseau social X, dénonçant des actes de violence « insensés et profondément inacceptables », tout en accusant certaines organisations progressistes de financer ces attaques.

Le groupe Indivisible, qui encourage des manifestations contre Musk sous le slogan « Musk ou nous », affirme prôner des actions pacifiques et condamner toute forme de violence.

Face à cette nouvelle stigmatisation, certains propriétaires de Tesla cherchent à se démarquer en affichant des autocollants sur leurs voitures avec des messages ironiques tels que : « J’ai acheté ça avant qu’on découvre qu’Elon était fou ». Par ailleurs, les prix des Cybertrucks d’occasion ont chuté de 8 % depuis le retour de Trump sur la scène politique, révélant un impact tangible sur le marché.

Theresa Ramsdell, présidente d’un club de propriétaires Tesla, défend son choix et affirme :

« Vous pouvez détester Elon et Trump, mais cela ne justifie pas de vandaliser. Il y a d’autres moyens de s’exprimer. »

La réaction de l’administration Trump

Face à ces actes de vandalisme, la Maison-Blanche a exprimé son soutien à Musk. Donald Trump a qualifié ces agressions de « terrorisme intérieur » et a promis des représailles contre les auteurs de ces attaques. Donald Trump a accusé « des gens très politiques à gauche » de financer ces actes, sans fournir de preuves.La procureure générale Pam Bondi a annoncé l’ouverture d’une enquête pour identifier les responsables et comprendre leur mode de financement.

Colin Clarke, chercheur au Soufan Center, souligne que la violence politique de gauche vise généralement des biens plutôt que des personnes, bien qu’il considère la montée des groupes néonazis comme une menace plus préoccupante. Pendant ce temps, des propriétaires de Tesla comme Theresa Ramsdell dénoncent ces attaques, affirmant que la haine envers Musk ou Trump ne justifie pas la destruction de véhicules. « Il existe d’autres moyens d’exprimer son opinion », souligne-t-elle.

Le directeur du FBI, Kash Patel,a galement  évoqué un « terrorisme domestique », soulignant la difficulté à distinguer entre extrémistes violents et activistes politiques.

Si les autorités reconnaissent le caractère sporadique des attaques, elles craignent une escalade. Le défi reste de punir les excès sans étouffer les libertés d’expression. L’affaire Tesla démontre qu’en 2025, il suffit qu’une figure déplaise pour qu’on réécrive son histoire médiatique. Reste à savoir si le public gobera indéfiniment ces manipulations… ou s’il finira par exiger des médias moins militants et plus factuels.


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