Sanofi toujours incapable de produire un vaccin aussi rapidement que ses concurrents

Sanofi toujours incapable de produire un vaccin aussi rapidement que ses concurrents


Partager cet article

Le laboratoire français Sanofi a développé un vaccin anti-Covid avec le Britannique GSK. La publication des résultats définitifs des essais cliniques est attendue pour fin décembre 2021. Mais l’alliance vient de repousser ce rendez-vous.

Publication des résultats au cours du premier trimestre 2022

Le groupe pharmaceutique Sanofi et le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK) ont publié les données intermédiaires de leur vaccin contre le Covid-19 le 15 décembre dernier. Elles ont révélé qu’une dose de rappel du produit garantit une augmentation du nombre d’anticorps neutralisants.

Pour rappel, ce vaccin est à base de protéines recombinantes. Pour que le vaccin puisse être utilisé en primovaccination, les deux laboratoires sont tenus de réaliser l’essai clinique de phase 3. Les résultats auraient dû être transmis avant la fin de cette année 2021. Mais dans

un communiqué

, les deux entreprises ont annoncé le report de la publication des résultats au premier trimestre 2022.

Le comité indépendant de surveillance et de suivi des données a recommandé la poursuite des essais cliniques jusqu’au début de 2022. Le président du géant pharmaceutique français, Olivier Bogillot, a déclaré « on n’est plus dans une course de vitesse (…) ». Il a ajouté qu’un vaccin tricolore sera disponible dans un futur proche.

Date de mise sur le marché encore inconnue

Selon son président, Sanofi a toujours manifesté sa volonté de contribuer à la lutte contre le coronavirus.. Expert dans la production de vaccins, le leader pharmaceutique français a déjà été critiqué pour avoir échoué face aux concurrents Pfizer et Moderna. En effet, Sanofi a perdu pied dans la course aux vaccins à ARN messager contre le COVID.

Sanofi a promis de produire un vaccin candidat issu de la technologie de recombinaison de l’ADN dans un délai de 6 mois le 18 février 2020.

L’essai clinique devrait durer entre un an et un an et demi. Or, le vaccin ne sera pas disponible avant la fin 2021 comme il avait été prévu. Le président de Sanofi, Olivier Bogillot a fourni quelques explications concernant ce retard. A priori le groupe a lancé deux programmes de fabrication de vaccins.

Le premier est issu de la combinaison d’antigènes et d’adjuvants à usage pandémique. Ce vaccin est créé en partenariat avec GSK. Le second est censé être un vaccin à base d’ARNm et il est développé en partenariat Translate BIo. Finalement, le groupe a abandonné le second programme.

Sanofi se concentre sur la production du vaccin à base de protéine recombinante. Les résultats en dose de rappel sont prometteurs. Mais le laboratoire doit encore évaluer l’endurance du vaccin s’il est utilisé en primovaccination. Avec ce contretemps, la date de mise sur le marché du vaccin est encore inconnue.

Pour rappel, au mois de mai 2020, Sanofi  avait créé la polémique , son directeur général , le Britannique Paul Hudson, affirmait qu’il servirait les Etats-Unis en premier, si ceux-ci payaient plus cher que la France.

L’année où Sanofi avait annoncé un retard d’un an sur ses concurrents dans la production d’un vaccin anti-COVID, le laboratoire avait aussi annoncé des coupes douloureuses dans ses effectifs de recherche et développement


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

L'humeur de Veerle Daens : la dynastie des Duhamel, ou quand l'info mainstream est une affaire de famille

Veerle Daens revient pour nous sur l'entre-soi hallucinant, tellement Ancien Régime, de l'information télévisée française, structurée autour de la famille Duhamel. Mais ! chut ! nous sommes dans une grande démocratie où l'égalité des chances et la méritocratie triomphent... 🇫🇷📺 La dynastie Duhamel est présente sur quasiment tous les plateaux des chaînes d’infos en continu ce soir : - Le fils, Benjamin Duhamel, sur France 2 - Le père, Patrice Duhamel, sur LCI - La mère, Nathalie Saint-Cricq,


CDS

CDS

Quand une eurodéputée PS est en conflit d'intérêt avec Israël

Quand une eurodéputée PS est en conflit d'intérêt avec Israël

Députée européenne et première Secrétaire Fédérale du PS Paris, Emma Rafowicz se retrouve au cœur d’une polémique mêlant antisémitisme, guerre à Gaza et soupçons de conflit d’intérêts liés à son oncle, Olivier Rafowicz, porte-parole de l’armée israélienne. Le 15 mars 2026, à Paris, la gauche unie arrive en tête. Emma Rafowicz, 30 ans, eurodéputée PS et figure montante du Parti socialiste, célèbre « l’émancipation » et « l’universalisme ». Belle rhétorique. Mais ce soir-là, comme tous les soirs


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Pinault–Donnersmarck : l'alliance discrète entre aristocratie européenne et empire du luxe

Pinault–Donnersmarck : l'alliance discrète entre aristocratie européenne et empire du luxe

L’annonce, ce 14 mars 2026, des fiançailles de François Pinault (29 ans) et de la comtesse Lara Cosima Henckel von Donnersmarck (22 ans) dépasse largement le cadre des gazettes mondaines. Derrière l’image romantique diffusée sur Instagram se profile une alliance emblématique entre aristocratie européenne et dynastie industrielle du luxe. Un mariage de réseaux autant que de sentiments. L’information a fait le tour de la presse people en ce mois de mars 2026 : François Pinault (fils), 29 ans, hér


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

Inventaire avant fermeture : LFI confirme la fin de la France des petits blancs...

On les disait battus d'avance, pour fait d'antisémitisme. Et finalement, les LFI effectuent une percée contre la pensée mainstream ! Leur secret ? Avoir parié sur cette France nouvelle, celles des enfants d'immigrés, des banlieues, des invisibles que la droite et la caste méprisent ostensiblement. Jusqu'où iront-ils ? (première chronique de la lucidité mélancolique que je rédige sur le Courrier) Rochebin : « Saint Denis c’est la ville des rois » Bagayoko : « des noirs la ville des noirs »pic.


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe