Un règlement à l’amiable à 12 millions de livres, dont 7 millions seraient issus du portefeuille personnel de Elizabeth II. L’affaire Epstein continue de fragiliser la monarchie britannique, révélant les mécanismes de protection d’une élite soucieuse d’éteindre le scandale.

Le 2 février 2026, le prince Andrew, ex-duc d'York, quitte le Royal Lodge après un décret de son frère, le roi Charles III. Ce déménagement forcé marque un tournant dans l'affaire Epstein, où Andrew est accusé d'agressions sexuelles par Virginia Giuffre. L'accord amiable de 2021, évalué à 12 millions de livres sterling, n'a pas seulement ruiné sa réputation : il a puisé dans les poches familiales, révélant les mécanismes d'impunité des élites. Comme en France, ces scandales récents commencent à tacher la "caste" politique et médiatique.
Un accord à 12 millions pour éviter un procès
En 2021, Virginia Giuffre dépose plainte aux États-Unis contre le prince Andrew. Elle affirme avoir été agressée sexuellement à 17 ans, dans le cadre du réseau de Jeffrey Epstein.
Acheter de l'argent "métal" ? Est-ce une bonne idée ? Mais comment faire concrètement ? Quelle fiscalité s'applique à ces opérations ? Abonnez-vous à 79€ ce week-end (fin de l'offre lundi 16 février à 10h) et retrouvez le dossier complet de Vincent Clairmont : "Guide opérationnel pour bien acheter et bien détenir de l'argent".
En 2022, un accord amiable est conclu pour environ 12 millions de livres sterling. Une somme considérable destinée à clore la procédure et éviter un procès public potentiellement dévastateur pour l’image de la Couronne.

Problème : Andrew est ruiné. Ou du moins, il n’a pas cette liquidité sous la main. Il frappe alors à la porte de la banque familiale.
Selon le tabloïd The Sun, la reine Elizabeth II aurait contribué personnellement à hauteur de 7 millions de livres. Le reste proviendrait de l’héritage du prince Philip et de fonds privés du roi Charles III.
La solidarité dynastique face au risque réputationnel
Officiellement, le prince Andrew a toujours nié les accusations. Mais la monarchie a choisi une stratégie claire : contenir l’incendie.
Déchu de ses titres militaires et de ses fonctions officielles, Andrew a également dû quitter le Royal Lodge, résidence de trente pièces située à Windsor, pour une demeure plus modeste à Sandringham, propriété privée du roi.

L'objectif est de préserver l’institution en sacrifiant la visibilité du membre devenu toxique. Mais sur le plan financier, la famille royale a agi comme un rempart. Les fonds privés ont été mobilisés pour acheter la paix judiciaire.
Un proche cité par la presse évoque même des mensonges internes sur la nature exacte des liens entre Andrew et Epstein. Si cela se confirme, la question ne serait plus seulement morale, mais institutionnelle.
Comme en France avec certaines figures de la « caste », l’affaire révèle la même mécanique : réseaux, protection, règlements discrets. La différence tient à la nature héréditaire du pouvoir britannique, où la solidarité familiale prime sur la transparence publique.
Le prince Andrew n’a pas été condamné. Mais le coût financier et symbolique de l’affaire est immense. En mobilisant des millions issus de fortunes privées, la famille royale a éteint l’incendie judiciaire. Reste une question politique : dans une démocratie moderne, la réputation d’une institution peut-elle réellement s’acheter ?



