Premiers règlements de compte en Occident après l’élection de Trump

Premiers règlements de compte en Occident après l’élection de Trump


Partager cet article

C’est le hasard sans doute ! Mais, dans la foulée de l’élection de Trump, les gouvernements occidentaux viennent d’être « frappés » par deux départs un peu inattendus, qui posent question sur leurs liens avec le dénouement de l’élection américaine. En Israël, quelques heures avant la proclamation du résultat, Nétanyahou a limogé son ministre de la Défense. En Allemagne, quelques heures après la proclamation des résultats, Olaf Scholz a limogé son ministre des Finances. Coïncidence ? Ou fin de compromis avec des tièdes rendus possibles par l’arrivée d’un Président plus radical ?

Coup sur coup, deux annonces surprenantes et assez inattendues sont survenues dans le landerneau politique occidental.

Avant la proclamation de la victoire de Trump, Benjamin Netanyahou a limogé son ministre de la Défense Yoav Gallant. Membre du Likoud, les raisons pour lesquelles ce limogeage (justifié, selon Netanyahou, par une prétendue insubordination) restent relativement mystérieuses. Selon toute vraisemblance, à l’approche de l’élection de Trump, l’aile plus dure du gouvernement a obtenu le renvoi de ce ministre emblématique, pourtant impitoyable dans la conduite de la guerre.

Peu après la proclamation des résultats, c’est le chancelier teutonique Olaf Scholz qui a limogé sans ménagement son ministre des Finances, le libéral Lindner. Nous vous expliquons, dans une interview d’Ulrike Reisner, les liens entre cette décision qui provoque la chute (programmée) du gouvernement et l’élection de Trump.

Les répliques sismiques à cette élection ne sont probablement pas terminées. Nous les suivrons avec vous pas-à-pas.


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Quand les descendants de la Shoah comptent sur les Aryens pour les sauver, par Thibault de Varenne

Quand les descendants de la Shoah comptent sur les Aryens pour les sauver, par Thibault de Varenne

Jérusalem, janvier 2026. L’air est encore lourd des fumées de la « Guerre des 12 Jours » qui a secoué la région en juin dernier. Dans les couloirs de la Knesset et les salons feutrés du ministère des Renseignements, l’heure n’est plus aux demi-mesures. Face à une République islamique d'Iran fragilisée mais toujours menaçante, Israël a fait un choix audacieux, pour ne pas dire désespéré : parier sur le retour de la monarchie perse. L’image a fait le tour du monde : Reza Pahlavi, le fils du derni


Rédaction

Rédaction

Dissolution de l'Assemblée : tout ça pour ça? par Éric Verhaeghe

Dissolution de l'Assemblée : tout ça pour ça? par Éric Verhaeghe

Il y a quelque chose de fascinant dans la capacité d'auto-destruction de la macronie finissante. Une sorte de génie du pire qui, lorsqu'on croit avoir touché le fond de l'absurdité institutionnelle, sort une pelle pour creuser encore un peu plus profond. Nous y voilà donc. Après quatre mois de psychodrame, de postures martiales et de « compromis » de couloir qui n'ont dupé personne, le couperet s'apprête probablement à tomber. La dissolution de l'Assemblée nationale, murmurée, crainte, puis ins


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Arme sonique au Venezuela: la guerre US se gagne aussi par le récit

Arme sonique au Venezuela: la guerre US se gagne aussi par le récit

L'opération ayant conduit à la capture de Nicolás Maduro a démontré une supériorité militaire américaine écrasante : guerre électronique, drones furtifs et coordination d'élite. Pourtant, c'est une rumeur d'arme sonique « faisant vomir du sang » qui a capté l'attention. Une manipulation psychologique visant à forger une dissuasion high-tech, exploitant notre fascination pour l'hyper-puissance. La Delta Force, l’une des unités d’élite des armées américaines, a été chargée de mener l’opération mi


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

Quand le macronisme comprendra-t-il que l'UE coûte désormais plus cher qu'elle ne nous rapporte?

Quand le macronisme comprendra-t-il que l'UE coûte désormais plus cher qu'elle ne nous rapporte?

Janvier 2026 restera gravé dans les annales comme le mois du « grand désenchantement ». En l'espace de trois semaines, une succession de décisions bruxelloises a fracassé le mythe de l'Europe protectrice pour laisser place à la réalité d'une Europe prédatrice. Le « bloc central », cette alliance hétéroclite qui gouverne la France en s'accrochant au dogme fédéraliste européen comme une huître à son rocher, se trouve aujourd'hui face à une équation impossible. La défense, le commerce et l'énergie


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe