L'essentiel : après une année 2025 placée sous le signe d'une résilience précaire, l'économie française bascule en mars 2026 dans une zone de turbulences majeures. La probabilité d'une entrée en stagflation — ce mélange toxique de croissance atone, de chômage en hausse et d'inflation persistante — dépasse désormais les 55% pour les six prochains mois.

Le chiffre : 1,5%. C'est le niveau d'inflation IPCH vers lequel la France se dirige à cause du rebond des prix de l'énergie, alors que le chômage devrait grimper à 8,2% d'ici la fin de l'année.
1. Le déclencheur : le choc énergétique de mars 2026
L'actualité : l'escalade militaire impliquant l'Iran depuis le 1er mars 2026 a brisé l'accalmie sur les marchés des matières premières.
- Pétrole : le baril de Brent a franchi le seuil des 80$ le 2 mars, suite au blocage du détroit d'Ormuz.
- Gaz : les prix de gros en Europe ont bondi de +25% en une matinée après des attaques de drones sur des infrastructures au Qatar.
- Impact ménages : le prix repère du gaz pour les Français devrait bondir de +4,9% en avril, grignotant un pouvoir d'achat déjà fragile.
2. La stagnation : une croissance "semi-comateuse"
Entre les lignes : contrairement aux prévisions gouvernementales, l'investissement des entreprises est à l'arrêt.
