Pourquoi nous fonçons droit vers un contrôle des changes en 2026

Pourquoi nous fonçons droit vers un contrôle des changes en 2026


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Et si, comme le dit désormais tout haut le FMI, le maillon faible du système financier était devenu… le marché des changes ?

Vous savez, ce discret marché mondial où s’échangent pourtant chaque jour près de 10 000 Mds $ de devises et de produits dérivés sur devises, à l’instar du barbare swap cambiste, cet instrument qui permet notamment aux multinationales, ou aux plus petits exportateurs, de gérer le risque que la volatilité des changes fait courir à leur trésorerie placée en diverses monnaies étrangères.

Vers une hausse des taux longs souverains

Oubliez la petite dette publique qui dérape : nous parlons ici d’une nouvelle tectonique des plaques, celle de la hausse structurelle des taux longs obligataires, un mouvement que les banques centrales ne peuvent pas combattre éternellement sans provoquer une hyperinflation. Pendant des décennies, nous avons vécu sur des taux courts planchers grâce aux flux d’épargne étrangers, permettant aux États-providence d’aller de gaspillage en gabegie : cette époque est révolue.

Aux USA, le « déficit jumeau » (budgétaire et extérieur) oblige le pays à emprunter près de 10% de son PIB année après année. Le service de la dette américaine est en passe de dépasser les dépenses du Pentagone. La situation n'est pas moins explosive de ce côté-ci de l’Atlantique, où le marché des changes apparaît comme un « trou noir », notamment le système eurodollar, d’où les liquidités non bancaires peuvent s'évaporer instantanément, entraînant dans leur sillage les autres marchés de capitaux. La confiance est le dernier rempart, et force est de constater qu’elle est en train de se lézarder sous l'effet des tensions géopolitiques et de la fuite des capitaux vers l'or et les devises-refuge.

Le triangle de Mundell,ou comment un Frexit mal anticipé pourrait tourner à la catastrophe

Le risque, c’est que, dès 2026, la hausse du coût de la dette (problème de solvabilité) se double d’une crise de liquidité (nos créanciers internationaux, notamment asiatiques, préférant investir localement leurs excédents d’épargne), ce qui provoquera des défauts souverains, sur fond de krach obligataire (qui a déjà commencé). Et devant ce scénario catastrophe, que croyez-vous que feront nos preux politiciens ? Ils n’auront qu’un réflexe pour sauver le système monétaire et la branche sur laquelle ils sont (confortablement) assis : imposer l'immobilisation forcée des capitaux !

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