Machabert : « Murmures de la Cité », les coulisses du succès de la saison 1

Machabert : « Murmures de la Cité », les coulisses du succès de la saison 1


Partager cet article

Succès retentissant pour la première saison de Murmures de la Cité, le spectacle historique immersif de Moulins, qui a attiré plus de 2 100 spectateurs malgré les polémiques. Porté par une logistique impressionnante, des costumes somptueux, des cavaliers audacieux et des centaines de figurants, ce  mini-Puy du Fou du Bourbonnais prépare une saison 2 encore plus ambitieuse.

© Murmures de la Cité 2025

Alors que la saison 2025de Murmures de la Cité, « plus grand spectacle immersif et historique d’Auvergne » s’achève, l’heure pourrait être au bilan : 3 mois de polémiques haineuses et stériles parties de et entretenues par l’extrême gauche locale auront échoué à saboter l’avènement dans le Bourbonnais d’un mini-Puy du Fou qui a réuni, pour sa saison 1, plus de 2 100 spectateurs en trois soirs. Effet Streisand assuré ! Que les près de 1 000 spectateurs déjà inscrits sur la liste d’attente pour l’été 2026 se rassurent : P.-A. Périssol, le premier édile de Moulins, séduit par le « show », prévoit d’accroître la jauge l’an prochain, vraisemblablement à 1 200 places par date. En attendant le dévoilement d’une fresque revisitée pour la saison 2, Le Courrier vous emmène en immersion dans les coulisses d’un spectacle hors normes, reportage photos à l’appui, dont l’aventure ne fait que commencer…

Monter un tel spectacle, une fois les obstacles financiers, institutionnels et politiques franchis, est surtout un défi logistique, qui consiste à coordonner des corps de métiers différents, des associations historiques et des figurants. Au-delà des précieux éclairagistes, ingénieurs du son, techniciens de l’image et vidéastes,Murmures de la Cité, ce sont notamment quatre grands pôles créatifs propres à ce type de spectacle : deux équipes techniques, Décors &accessoires, d’une part et Costumes, d’autre part (voir photos) ; l’équipe Equitation ; l’équipe figurants & associations partenaires.

Côté décors & accessoires, il a fallu concevoir et fabriquer une myriade d’objets couvrant les deux millénaires d’histoire couverts par la fresque : drapeaux, oriflammes, étendards, boucliers, lances, tonneaux, baquets, guérites, etc.

Côté costumes, pas moins de 800 s’enchaînent pendant les 90 minutes que dure le show : c’est cette fois une équipe de 20 couturières, accessoiristes et costumières, dont plusieurs venues de loin, qui a été mise à pied d’œuvre,sous la férule de Sally-Marie Ly-Machabert, responsable du pôle Costumes, laquelle a patronné les costumes conçus : habits des sœurs visitandines ; tuniques, robes et peploi des Gaulois ; robes franques ; tuniques de paysans, artisans et gaillards ; blouses d’infirmières ; uniformes allemands ; certains tabars de chevaliers et caparaçons couvrant les chevaux.

Côté équitation, votre serviteur (en Saint Louis et Napoléon Ier sur les photo ci-dessus, sur la diligencière Dina des Noyers), a joué les chefs équestres, coordonnant 10 chevaux de propriétaires (8 sur scène et 2 en doublure) et 12 cavaliers. Plusieurs points sensibles ont ainsi dû être travaillés : certains en amont, comme la désensibilisation des destriers au port de l’armure et d’une oriflamme par leurs cavaliers ; d’autres in situ, lors des ultimes répétitions, à l’instar de la réaction des chevaux à la foule, au mapping monumental, aux enceintes, aux poursuites lumineuses, aux tirs à blanc ou encore aux feux d’artifice !

© Murmures de la Cité 2025

Côté figurants, pas moins de 300 acteurs se sont relayés au fil des 8 tableaux historiques, avec le concours précieux d’associations partenaires, qui ont pour certaines prêté du matériel d’époque : Lames d’Histoire,spécialisée en équipements et combats médiévaux ; le 17ème Régiment d’Infanterie légère, pour la reconstitution des scènes du Ier Empire ;Ferrures d’Histoire, pour celles du Second Empire ; Les Pastouriaux d’Rollat, pour les scènes de danse, bourbonnaise mais pas seulement ; ou encore Band of Jeep, pour les scènes d’ouverture et de clôture faisant respectivement référence à l’Occupation et à la Libération.

N’oublions pas, enfin, tous les anonymes qui ont prêté  la C4 sur l’entrée de laquelle s’ouvre le spectacle, qui une arme d’époque,ou les proches venus détendre les chevaux avant leur entrée en scène, souvent pour la première fois !

© Murmures de la Cité 2025

Des centaines d’heures de répétition, tout au long de l’année et par tous les temps, ont enfin permis de régler de plus en plus finement le show, jusqu’à son « imbrication » la dernière semaine dans une vidéo mapping 3D, co-conçu par Guillaume Senet, Président de Murmures de la Cité, Thomas Lagoutte, chef d’orchestre du spectacle et la société clermontoise BR3DB, le tout projeté sur la façade du Centre National du Costume de Scène (CNCS) de Moulins, sur la majestueuse Place d’armes duquel les représentations ont eu lieu les 11, 12 et 13 juillet derniers, sous un ciel providentiellement clément.

En route, très vite, pour une saison 2 ! Avec déjà, comme au Puy du Fou, une Académie d’arts & d’excellence, sans oublier le Cours Zita, une Ecole indépendante, partenaire de Murmures de la Cité, qui, outre l’apprentissage des fondamentaux, a vocation à éduquerles enfantsdu Bourbonnais à la grâce en les initiant aux arts du spectacle.

Citius, Altius, Fortius – Communiter !

En savoir plus : https://samarie-cie.fr


Partager cet article
Commentaires

S'abonner au Courrier des Stratèges

Abonnez-vous gratuitement à la newsletter pour ne rien manquer de l'actualité.

Abonnement en cours...
You've been subscribed!
Quelque chose s'est mal passé
Comment Hollywood a servi à construire le mythe d'une victoire américaine sur l'Allemagne en 45

Comment Hollywood a servi à construire le mythe d'une victoire américaine sur l'Allemagne en 45

Dès mai 1946 (et après l'éviction du général De Gaulle...), les USA obtiennent du nouveau chef de la délégation française à l'ONU... Léon Blum (persécuté pendant la guerre parce que Juif), des accords qui industrialisent la diffusion de films américains dans les salles françaises. Pourquoi un tel empressement ? Une nouvelle guerre commence, culturelle, pour imposer un narratif dont Donald Trump a expliqué, à Davos, la logique ultime. Il aura fallu attendre janvier 2026, et la brutalité sans fil


Éric Verhaeghe

Éric Verhaeghe

Le vrai rôle des USA dans la défaite allemande de 45, par Thibault de Varenne

Le vrai rôle des USA dans la défaite allemande de 45, par Thibault de Varenne

Friand de vérités alternatives, Donald Trump a profité du sommet de Davos pour répéter un truisme : les USA auraient libéré l'Europe et vaincu l'Allemagne en 1945. Voilà qui est vite dit. Thibault de Varenne corrige ici cette carabistouille historique. En janvier 2026, le Forum Économique Mondial de Davos, réuni sous le thème ironiquement optimiste de « L'Esprit de Dialogue », est devenu le théâtre d'une fracture transatlantique renouvelée. Le retour de Donald J. Trump à la présidence des États


Rédaction

Rédaction

Macron, Gims et les lunettes noires : quand la communication spectacle remplace l’action

Macron, Gims et les lunettes noires : quand la communication spectacle remplace l’action

L’image a fait le tour des réseaux : Gims et Emmanuel Macron, lunettes de soleil assorties, posent à l’Élysée avant le Gala des Pièces Jaunes. Un cliché soigneusement calibré, pensé pour buzzer, commenté jusqu’à l’international. Mais à force de jouer au « dur à cuire », Macron ne frôle-t-il pas le ridicule politique ? Ce jeudi 22 janvier, l’Élysée s'est transformé en plateau de tournage. Entre Gims et A$AP Rocky, Emmanuel Macron a multiplié les poses « street-crédibles », lunettes d'aviateur vi


Lalaina Andriamparany

Lalaina Andriamparany

L'humeur de Veerle Daens : le monde court, l’hémicycle trottine. Chronique d’un vertige français

L'humeur de Veerle Daens : le monde court, l’hémicycle trottine. Chronique d’un vertige français

La France, en ce début d’année 2026, nous offre un spectacle malaisant, entre le bouffon et le pathétique. Tandis qu’à l’échelle du globe, les plaques tectoniques de la puissance se déplacent à une vitesse qui donnerait le mal de mer à un amiral, tandis que l’intelligence artificielle ne se contente plus de coder mais commence à décider, et que le climat nous envoie des factures que personne ne sait plus payer, Paris, elle, reste fidèle à son premier amour : elle-même. Le grand dehors : un


CDS

CDS