Lors de la cérémonie d'ouverture des JO d'hiver 2026 à Milan, JD Vance a été hué par le public italien. Trump, surpris, nie l'évidence. Ces sifflets visent la politique répressive d'immigration et la présence intrusive américaine, illustrant un rejet de l'hégémonie US.

La cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina 2026, tenue le 6 février au stade San Siro, a révélé une hostilité inattendue. Le vice-président JD Vance et son épouse Usha ont essuyé des huées lors de la parade américaine. Donald Trump, interrogé, a minimisé l'incident, affirmant que "les gens l'apprécient" en Italie. Pourtant, ces sifflets transcendent les personnes pour cibler une politique perçue comme oppressive.
Des huées visibles et assumées
Vendredi 6 février 2026, l’apparition de JD Vance sur les écrans géants de Milan n'a pas déclenché les applaudissements attendus, mais un concert de huées.
Interrogé par la presse, Donald Trump a balayé l'évidence : « Les gens l’apprécient [...] il n’est pas hué dans ce pays normalement ».

Cette déconnexion est typique d'un pouvoir centralisé qui confond la ferveur de ses bases nationales avec un soutien global. En réalité, le public italien n’a pas hué l’homme, mais la politique qu’il incarne.
Vers une fracture transatlantique
Depuis le début des Jeux, un malaise s’est installé autour de la présence annoncée d’agents de l’ICE en Italie. Cette police fédérale chargée de l’immigration symbolise la ligne dure défendue par l’administration Trump.
Dans une Europe déjà traversée par des tensions sur la souveraineté et les flux migratoires, cette intrusion est perçue comme une violation de souveraineté.
Ces huées illustrent une fracture plus large. L'Amérique n'est plus perçue comme un partenaire, mais comme une puissance imposant sa volonté. En Italie, pays fier de sa souveraineté, cette présence américaine évoque un interventionnisme liberticide.

Cet épisode illustre une fracture plus profonde. Longtemps perçue comme alliée et partenaire, l’Amérique est désormais vue par une partie de l’opinion européenne comme une puissance imposant ses choix.
Les JO, vitrine mondiale, ont servi de révélateur. À Milan, les sifflets n’étaient peut-être pas dirigés contre JD Vance. Mais contre ce qu’il incarne.



