Je fais souvent allusion au ratio or-argent pour se repérer dans les cours des métaux précieux. Je vous explique aujourd'hui ce que signifie ce ratio et comment s'en servir pour pronostiquer les tendances du marché.

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Le monde financier s'est réveillé avec la gueule de bois. Après l'euphorie parabolique de janvier, le "choc Warsh" du 30 janvier dernier a agi comme une douche froide, ou plutôt comme une purge nécessaire sur le marché des métaux précieux. Alors que Kevin Warsh s'apprête à prendre les rênes d'une Réserve Fédérale que l'on imagine déjà plus "maigre et nerveuse", les investisseurs cherchent désespérément une boussole. Cette boussole, mes chers lecteurs, est vieille comme le monde : c'est le ratio or-argent (GSR).
Le baromètre de la peur et de l'industrie
Pour ceux qui découvrent cet indicateur, sa définition est d'une simplicité désarmante. Il s'agit du nombre d'onces d'argent nécessaires pour acquérir une seule once d'or. Mathématiquement, la formule est limpide :

Mais ne vous y trompez pas : derrière cette division se cache le combat permanent entre la valeur refuge ultime (l'or) et le métal indispensable à notre transition technologique (l'argent).
Le 29 janvier dernier, au plus fort de la spéculation, ce ratio s'était contracté sous la barre des 50, un niveau que nous n'avions pas revu depuis 2012. L'argent flirtait alors avec les 121 USD l'once. Puis vint la nomination de Warsh. En une seule séance, l'argent, ce métal au tempérament de "meme stock", a plongé de près de 39%, ramenant brutalement le ratio au-dessus de 60.


