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Violences policières: quand La Croix nous la rejoue affaire Dreyfus…

On lira dans La Croix une tribune hallucinante de Geneviève Jurgensen qui critique un colonel de gendarmerie pour avoir reconnu dans une émission de BFM que des violences policières ont existé le 1er décembre. De la part de la presse subventionnée, ces attaques contre des fonctionnaires qui font passer l’esprit républicain avant la soumission au pouvoir laissent pantois. 

Il ne faut surtout pas manquer la tribune de Geneviève Jurgensen dans La Croix, intitulée « Violence policière », six fois de trop. Ce texte reproche ouvertement à un colonel de gendarmerie, confronté par BFM à des images du 1er décembre, d’avoir reconnu qu’il s’agissait de « violences policières ».

Chaque ligne de cette chronique vaut son pesant de cacahuètes, suspectant l’officier supérieur d’envoyer un « message crypté » à des interlocuteurs inconnus. Qu’un haut fonctionnaire reconnaisse une faute de l’administration ne peut évidemment que relever d’un complot… En aucun cas, il ne peut s’agir d’un acte de conscience. Visiblement, pour le quotidien catholique, la liberté de conscience ne peut exister dans la gendarmerie, et elle relève forcément d’un calcul compliqué. 

La Croix reproche au gradé de l’armée d’avoir violé son devoir de réserve. On citera ici la conclusion de cet hallucinant texte complotiste:

Nous ne saurons jamais qui, lundi soir, était destinataire du message du colonel de BFMTV. Mais le monde libre est aujourd’hui fragile, car ses dirigeants ont perdu la confiance des citoyens. Ils n’en ont que davantage besoin d’une administration au clair avec sa mission et franche du collier. Elle l’est presque toujours, admirablement. Comment l’encourager à le rester ? En s’abstenant d’ajouter des problèmes aux problèmes. Face à celui de la violence, l’enquête s’impose et le devoir de réserve s’applique.

Outre que le devoir de réserve est ici mis à une sauce juridiquement très contestable, et probablement inopérante, on s’étonnera des accents de ce journal catholique. Ces phrases, en effet, étaient écrites dans les mêmes colonnes, à quelques différences mineures près, pour exhorter, il y a cent ans, les militaires à accabler Dreyfus. 

La Croix nous avait habitué à mieux. 

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